L’échelle de borg : une échelle pour mesurer la fatigue

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L'échelle de borg une échelle pour mesurer la fatigue

Ressentir de la fatigue au cours d’une activité sportive est normal, mais savoir la mesurer est encore mieux. Plusieurs moyens sont aujourd’hui disponibles pour mesurer l’effort fourni lors d’un entraînement physique ou de tout autre activité qui nécessite de l’effort. Vous pouvez par exemple utiliser une échelle numérique à l’instar de l’échelle de Borg. C’est un outil de plus en plus exploité par les athlètes durant leurs épreuves sportives ou au cours de leurs entraînements en endurance. Voici tout ce qu’il faut savoir sur l’échelle de Borg dans le cadre de la mesure de la fatigue.

Échelle de Borg : définition et utilités

Introduite en 1970 par le professeur Gunnar Borg, l’échelle de Borg est une mesure quantitative de la perception de l’effort lors d’un exercice physique, quel qu’il soit. Également appelée ‘’mesure de perception de l’effort’’ ou échelle RPE, l’échelle de Borg est 100 % numérique et se cote sur un chiffrement allant de 1 à 10.

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Pour faire plus simple, l’échelle de Borg est rattachée à des mots et à des expressions d’appréciation tels que : effort très léger, difficile, pénible, etc. C’est un outil de mesure globale qui est aujourd’hui très connu par la majorité des sportifs. Ces derniers l’utilisent pour évaluer l’intensité de leurs efforts produits afin de connaître leurs limites. Ils sauront par la même occasion, dans quelles conditions ils pourront peut-être dépasser ces limites.

En ce qui concerne l’utilité de l’échelle de Borg, elle est très pratique et intervient sur de nombreux aspects de la mesure de la fatigue. L’échelle de Borg favorise la déduction de la charge de l’entraînement lors des séances, en déterminant l’intensité d’un exercice ou d’une épreuve spécifique. C’est un outil numérique utile également en médecine pour le diagnostic de la dyspnée, des douleurs thoraciques, de troubles musculo-squelettiques pour d’essoufflement chez le patient.

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Les facteurs pris en compte pour mesurer l’effort physique fourni

Pour évaluer l’intensité de l’effort du sportif, l’échelle de Borg prend en considération plusieurs facteurs. Il s’agit notamment :

  • Des conditions liées à l’environnement ;
  • Des conditions physiques du sujet ;
  • Des sensations à la fois physiques et psychiques ;
  • Le niveau de fatigue générale.

Toutes ces informations sont récoltées en donnant la parole au sujet. Ce dernier est le seul en mesure de décrire l’environnement dans lequel il vit constamment et dans lequel il pratique ses exercices sportifs. Il sera également le plus indiqué pour parler de la fatigue générale qu’il ressent à chaque fois, avant, pendant et après chaque séance d’entraînement sportif. Il en est de même pour l’évaluation de ses sensations physiques et psychiques.

Il faudra ensuite se baser sur cet ensemble de données pour mesurer l’intensité des efforts fournis par un individu pendant ses activités physiques.

L’évaluation de l’intensité l’effort sur l’échelle de Borg pour la mesure de la fatigue

À l’origine, l’échelle de Borg se cote de 6 à 20, mais des modifications ont eu lieu, et les mesures se cotent désormais sur une échelle de 0 à 10. Elle se décline comme suit :

L'échelle de borg une échelle pour mesurer la fatigue

  • 0 : aucun effort
  • 1 : très très facile
  • 2 : très facile
  • 3 : facile
  • 4 : effort modéré
  • 5 : moyen
  • 6 : un peu dur
  • 7 : dur
  • 8 : très dur
  • 9 : très très très dur
  • 10 : effort maximal.

Ces différents niveaux de perception de l’effort physique peuvent être scindée en plusieurs paliers d’intensité.

L’intensité légère

Elle correspond au niveau d’effort allant de 0 à 6. Une intensité dire légère signifie que l’épreuve est facile. L’individu ne produit quasiment aucun effort lors de la pratique de cette activité. Cette intensité légère peut être facilement détectée par le fait que le sujet transpire très peu ou même pas du tout. La respiration demeure normale et peut accélérer légèrement.

L’intensité modérée

On parle d’intensité modérée lorsque le niveau de l’effort est situé entre 4 et 6. Il s’agit là d’un effort légèrement élevé et un peu sévère. On caractérise l’intensité modérée par une accélération de la respiration et par l’apparition de sueur. Au cours d’une activité avec intensité modérée, les propos sont réduits à de courtes phrases, et le sujet est moyennement essoufflé.

L’intensité élevée

L’intensité de l’effort est dite élevée lorsque le niveau de l’effort produit est situé entre 7 et 10 sur l’échelle de Borg. Dans ces conditions, l’essoufflement est bien marqué et la respiration est très rapide. Le sujet transpire abondamment et a de réelles difficultés à faire des phrases complètes. Lorsque le niveau d’effort va au sommet de l’échelle (niveau 10), cela suggère que l’individu a atteint sa limite. Il ne pourra plus aller au-delà de ce seuil d’effort, car l’épuisement sera total.

L’échelle de Borg et la fréquence cardiaque

L’échelle de Borg permet une mesure subjective de l’intensité de l’effort et par conséquent de la fatigue. C’est une matrice qui a été mise au point sur la base des données respiratoires (respiration et fréquence cardiaque) d’un adulte bien portant. Il est donc possible d’évaluer l’intensité de l’effort à partir de la fréquence cardiaque.

Pour le faire, il suffit de déterminer la fréquence cardiaque maximale, puis son pourcentage par rapport à l’intensité. Cette donnée sera obtenue suite à un effort physique où le niveau d’effort est maximal. Pour aller plus vite, vous pouvez utiliser des appareils comme le cardiofréquencemètre qui permettent d’interpréter la fréquence cardiaque.

La mesure de la fatigue est un plus pour de nombreux sportifs. En passant par l’échelle de Borg, ils pourront améliorer leurs performances et aller jusqu’au bout de leurs limites en se challengeant à chaque fois.

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