38 km/h. Cette valeur brute, presque irréelle, figure sur les radars chaque fois que Kylian Mbappé accélère. Sur la pelouse, il n’offre aucun répit aux défenseurs : un départ, une ligne droite, et le voilà qui efface la concurrence. Pourtant, hors des stades, d’autres athlètes côtoient, voire dépassent ce niveau de vitesse. Le sprint ne connaît pas de frontières, et chaque discipline cultive ses propres prodiges.
La vitesse, moteur du football moderne
Dans le football contemporain, se démarquer par la rapidité ne relève plus de l’exception. Les clubs s’arrachent les joueurs capables de faire la différence en une fraction de seconde. Mbappé incarne cette révolution. Flirtant avec les 38 km/h, il ne se contente pas de sprinter : il change la trajectoire d’un match au moindre appel.
Face aux autres as du sprint
Comparer Mbappé aux meilleurs du sprint mondial et aux autres sportifs rapides offre des perspectives étonnantes. Voici quelques repères pour situer sa performance :
- Usain Bolt : recordman du 100 mètres (9,58 secondes), sa vitesse de pointe culmine à 44,72 km/h.
- Tyreek Hill : le receveur américain de la NFL, surnommé “Cheetah”, a été flashé à 37,6 km/h sur le terrain.
- Alphonso Davies : défenseur du Bayern Munich, rivalise avec Mbappé grâce à un chrono de 36,51 km/h.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Mbappé ne domine pas tous les sports, mais dans la sphère du football, il s’impose parmi les plus rapides jamais vus.
Ce que la vitesse change dans un match
Déborder la défense, créer des espaces, provoquer des courses paniques chez l’adversaire : la vitesse bouleverse les stratégies. Les lignes reculent, les espaces s’ouvrent, chaque accélération de Mbappé modifie la physionomie du jeu. Les défenseurs, souvent contraints de reculer, voient leur contrôle sur le terrain diminuer. Le football exige aujourd’hui des joueurs complets, capables d’allier technique et puissance physique sur la durée. Mbappé incarne cette nouvelle norme, imposant un rythme éreintant jusqu’au coup de sifflet final.
Comment déterminer le joueur le plus rapide ?
La question de la vitesse de pointe
Le premier critère reste la vitesse maximale atteinte, exprimée en kilomètres par heure. C’est ce chiffre qui met tout le monde d’accord lors des comparaisons. Mbappé a déjà été mesuré à 38 km/h, une performance qui le place dans le peloton de tête du football. Mais cette donnée ne suffit pas à elle seule.
Réactivité et accélération : l’autre versant
L’accélération compte tout autant. Passer de zéro à sa vitesse maximale en quelques foulées fait une différence décisive lors des duels ou des appels en profondeur. Les joueurs de haut niveau se distinguent par leur capacité à bondir, à prendre de vitesse leur vis-à-vis dès les premiers mètres.
Tenir la cadence tout le match
Être rapide sur une pointe, c’est bien. Être capable de répéter ces efforts tout au long d’une rencontre, c’est ce qui distingue les meilleurs. Mbappé n’attend pas la première mi-temps pour briller : il accélère encore quand beaucoup lèvent le pied.
La vitesse ne s’exprime pas qu’en ligne droite
Pour apprécier la rapidité d’un joueur, il faut regarder les différents contextes de jeu où elle s’exprime le plus clairement :
- Contre-attaques : là où la vitesse pure fait la différence pour semer la défense.
- Courses de récupération : revenir au pas de charge pour sauver un but.
- Courses sans ballon : créer des brèches ou attirer les défenseurs ailleurs.
Pris dans leur ensemble, ces critères permettent de cerner le profil du joueur vraiment rapide. Mbappé coche toutes les cases, ce qui explique sa réputation sur les pelouses du monde entier.
Records de vitesse : une course sans fin
Des performances qui repoussent les limites
Chaque génération a son sprinteur fétiche. Arjen Robben, lors de la Coupe du Monde 2014, avait frappé les esprits avec un chrono de 37 km/h. Longtemps, cette valeur a servi de mètre étalon pour les plus rapides.
Une rivalité qui traverse les années
Puis sont venus Gareth Bale, auteur d’une accélération dévastatrice face à Barcelone en 2014 (36,9 km/h), et Adama Traoré, dont la puissance a été mesurée à 37,5 km/h en Premier League. Aujourd’hui, Mbappé surpasse ces chiffres et change la donne.
Quelques repères chiffrés
| Joueur | Vitesse (km/h) | Année |
|---|---|---|
| Arjen Robben | 37 | 2014 |
| Gareth Bale | 36,9 | 2014 |
| Adama Traoré | 37,5 | 2020 |
| Kylian Mbappé | 38 | 2022 |
Demain, toujours plus vite ?
Les méthodes d’entraînement évoluent, les outils de mesure se perfectionnent. Les records de vitesse sont faits pour être dépassés. Avec 38 km/h, Mbappé fixe une nouvelle référence. Les générations montantes, stimulées par ces performances, rêvent déjà de le rattraper, voire de le dépasser.
Au-delà du football : qui va vraiment plus vite que Mbappé ?
Les sprinteurs, l’art du 100 mètres
En athlétisme, certains chiffres donnent le vertige. Usain Bolt, recordman du monde du 100 mètres, a été chronométré à 44,72 km/h lors de sa course historique à Berlin en 2009. Tyson Gay, Yohan Blake… Ces spécialistes tutoient eux aussi des vitesses impressionnantes, résultat d’un entraînement minutieux et d’aptitudes génétiques remarquables.
Sur la glace, des pointes inattendues
Dans un autre registre, les patineurs de vitesse comme Pavel Kulizhnikov ou Kjeld Nuis filent à 60 km/h lors des grandes compétitions. Grâce à une technique affûtée et une préparation physique de haut niveau, ils repoussent les limites sur la glace.
Des records à vélo et sur deux roues motorisées
Les cyclistes de piste, type Chris Hoy ou François Pervis, dépassent régulièrement les 70 km/h lors des sprints. Et les pilotes de MotoGP, eux, atteignent des vitesses qui semblent hors de portée : 350 km/h, portés par la puissance de leur machine. Certes, le moteur fait la différence, mais la maîtrise physique reste incontestable à ces vitesses.
Mbappé, sur un terrain de football, est une référence absolue. Mais chaque discipline a ses champions de la vitesse, et la course ne s’arrête jamais. Qui sera le prochain à faire tomber les barrières ? Le chronomètre, lui, attend déjà son nouveau roi.


